La vie française de la pédagogie Suzuki pour professeurs, parents et élèves.

C’est le grand jour le 13 mai! Tout le monde s’y prépare depuis longtemps. Certains plus que d’autres! Où en sont les inscriptions ? Personne n’est oublié ? Qui a la clef des salles de répétitions ? Que c’est grand! J’ai perdu le piano à queue…..! Où allons-nous trouver les chaises adéquates pour le gymnase ? Avec quels petits cadeaux les enfants pourront-ils repartir en souvenir de cette journée qui va sans aucun doute être mémorable! On peut imaginer encore les milliers de questions et d’échanges qui se sont exprimés pour mettre au point ce fameux 13 mai!

Trois jours sont passés et le souvenir reste vivace, comme si j’avais quitté ce rassemblement il y a une heure. La musique résonne encore dans mes oreilles, je continue à chanter des passages de la Folia jouée magistralement par les plus grands élèves sous la baguette…. euh non l’archet d’Helen. Je surprend mon pied à taper la mesure sur le rythme de cette musique que mon esprit chante (l’écoute des CD a certainement aidé à mémoriser le morceau!!) ou des derniers morceaux , ô combien entraînants, joués par la classe de Sigismond.

Que me reste-t-il encore de cette journée ? L’achat d’une colophane enchâssée dans une jolie boîte en bois en forme de violon. Elle est magnifique. On a envie de colophaner l’archet juste pour le plaisir de s’en servir! Sur la table à côté , encore beaucoup d’objets tentants : un petit sac noir imprimé de notes blanches, pratique pour les courses et se déclarer aux yeux de tous “musicomane” averti; et puis des livres : Nurtured by Love de S. Suzuki. Celui-ci je l’ai déjà acheté et dévoré! Mais un autre livre attire mon attention A Suzuki parent’s Diary or How I survived my first 10 000 twinkles par Carroll Morris . Je l’avais déjà commencé chez notre professeur de violon et puis je ne l’avais plus vu… Cette fois il sera à moi! Hier soir je l’ai déjà achevé. J’ai bien ris des vicissitudes de la maman de Carrie, une maman Suzuki enrollée sans trop savoir à quoi elle s’engageait dans le programme Suzuki violon. La méthode Suzuki est-elle un calvaire que des parents masochistes s’imposent pour je ne sais quelle raison ou une splendide opportunité de “devenir une meilleure personne” ? C’est une question que beaucoup de parents se posent régulièrement…

En face du stand de Katarina et Sabine (atelier de lutherie de Mareil Marly où la colophane et le livre ont été achetés) le merveilleux point café, boisson chaleureuse ralliant amis de longue ou de fraîche date rencontrés lors de derniers rassemblements, de stages, de concerts et aussi de “familiers inconnus” (le choix Suzuki nous relie automatiquement) pour discuter ou juste se poser avant de reprendre le rythme trépidant du rassemblement.

Oui, au fait, il y a une réunion parents dans la salle B du sous-sol. Belinda nous présente un petit film qu’elle a doublé en français au sujet de la méthode Suzuki. “Derrière le grand homme, il y avait une grand petite femme” ajoute-t-elle parmi de nombreuses autres informations. Sans Mme Suzuki, la méthode aurait-elle aussi rapidement essaimé dans le monde ? Certainement non! C’est encore une histoire de famille!

Je ressors de cette présentation avec le sentiment encore plus fort que justement nous faisons tous partie de la grande famille Suzuki. Nous marchons ensemble selon les mêmes principes vers le même objectif ! Quelle chance!

Propos de Sophie de Visme

J’ai déjà vécu plusieurs concerts nationaux depuis 1998 et tous laissent des souvenirs impérissables de partage, d’émotion, de bonheur. Les élèves du Sud étaient fin prêts, tant pianistiquement qu’émotionnellement. Eric [LeGuen] m’avait envoyée des photos de l’Unesco pour que les pianistes puissent s’imaginer sur cette scène immense et magnifique, c’est très impressionnant de se retrouver à jouer sur des pianos demi-queue, des Steinways de surcroit !
Enfin le grand jour est arrivé : les enfants étaient tous très impatients de produire leur travail de 4 mois, il y a la joie de se mettre sur leur « 31 », de se vêtir de leur jolie robe pour les filles, de leur nouvelle chemise blanche pour les garçons, les belles chaussures achetées pour l’occasion…… Et puis, nous avions utilisé l’idée du titre « les couleurs de la musique » suivant les compositeurs choisis : bleu pour Debussy, vert pour Denis Agay, compositeur hongrois, blanc pour Grieg norvégien, ou encore jaune pour Bartok……  Les pianistes portaient leur foulard autour du cou, ou en bandeau autour de la tête pour les filles, ce qui a intrigué beaucoup de violonistes ou violoncellistes, car nous étions les seuls à porter ces notes de couleur !
Les 53 pianistes étaient tous présents, un peu inquiets, un peu la boule au ventre, mais nous n’avions pas le temps d’y penser, nous étions attendus pour la répétition… qui avait déjà pris du retard et les élèves ont dû patienter une heure dans le couloir étroit menant à la scène avant d’être appelés. Quelques secondes au piano, ils n’avaient pas le droit de faire davantage. Nous, professeurs aurions aimé qu’ils puissent jouer leur morceau dans l’intégralité, qu’ils se sentent rassurés totalement, mais déjà les violonistes attendaient leur tour, il fallait laisser la place.
Le plus long au final c’était l’attente jusqu’au moment fatidique, les enfants et adolescents pouvaient bien sûr visionner l’évolution du concert sur les écrans installés dans les loges, et au fur et à mesure que le moment de leur apparition approchait, je les sentais impatients et en même temps quelque peu stressés. Alors on est passé à l’opération « décontraction » : respiration ample et longue, mouvement de détente des épaules, des poignets, des mains, de la tête, massage du visage et des maxillaires.
Ça y est, c’est le moment. Ce sont 53 « grands » pianistes qui se sont installés sur les chaises et pris place au fur et à mesure derrière leurs instruments avec sérieux, calme, et professionnalisme ! Chaque groupe avait son code, un « prêt-joue » ou « 3-4 » pour démarrer ensemble. Les morceaux ont tous été très bien interprétés,  et le choix des œuvres a ravi le public à en croire les applaudissements.
Mais c’est déjà fini, 4 mois de travail pour 2 mn de jeu, c’est la dure réalité de tous les pianistes. Je n’oublie pas, non plus, la merveilleuse écoute dont ont fait preuve les pianistes accompagnant l’orchestre du sud. Aucun ne voyait Chantal qui dirigeait, alors je mimais ses gestes, et ils me suivaient scrupuleusement tout en restant attentifs aux instruments d’orchestre.  Pas une fausse note, pas de dérapage.

Alors, je n’ai qu’un mot à dire : Bravo, à tous ces enfants, et à leurs professeurs qui ont su si bien les mener jusqu’à ce niveau et Merci pour eux !!

Propos de Véronique Perrin-Quillacq, professeur du Sud (13)

J’ai encore du mal à réaliser et à retrouver mes esprits.

En coulisses, le temps a passé vite :

8h20 :  passage de la sécurité, avec valise de jeux, fille et instruments, un coucou aux deux Mamans copines déjà submergées de demandes à l’accueil, et, vite, tout de suite, accord de la répétition Vivaldi. Je participe aussi – quelle chance ! - les plus jeunes sagement assis à mes côtés, en retrait mais sur scène, avec un parent encadrant prêté par les violoncellistes. Ils sont heureux de pouvoir voir et écouter d’aussi près. Cet après-midi, pendant le Concert, ils seront en loge.

Un Eric Leguen (à la direction) concentré, souriant et détendu, qui donne le ton de la journée : nous sommes là pour profiter, et pour donner.

Après, séance de photographie sautillante et musicale absolument géniale le matin, dans la salle du Giacometti qui, lui, jusque là marchait tout seul de son pas lourd… peut-être ne lui manque-t-il pour s’alléger qu’un instrument et quelques compagnons ?

12h30 Les miens m’accompagnent, après la répétition de Dry, pour un inoubliable déjeuner avec vue sur la tour Eiffel. François vient avec nous. Caroline nous y a précédés avec les plus jeunes. Entre Noëllie, 5 ans qui nous a rejoints et la remuante troupe pleine de charme de mes jeunes mais déjà très surs d’eux partenaires vivaldistes, je les savais dégourdis, je les découvre côté cour pleins de réparties amusantes. Je suis aussi l’une d’entre eux sur scène, vous savez, c’est un peu étrange, mais quel étonnant plaisir de partager d’égal à égal un pupitre avec une enfant inconnue de 8 ans! Mais, non, non, on ne va pas se promener partout dans les couloirs comme on veut, quand on veut, ça n’est pas prévu comme ça. D’ailleurs, les horaires d’accord et de concert sont serrés. Le repas est contraint, à 13h15 arrive le gros des troupes en loge : les nombreux petits, et les parentes encadrantes en renfort. Les choses se corsent donc l’après-midi, mais on a eu le temps de s’approprier l’espace, nous sommes chez nous, nous sommes prêts pour l’arrivée des plus jeunes.

Séance de lecture, notre professeur Marie vient soutenir les troupes pendant que Thaïs, son fils cette merveille de sérénité, fait la sieste sur deux fauteuils. Accord et répétition. De l’intérêt d’avoir participé à la préparation en amont : si l’on veut sortir pour goûter, c’est tout de suite, je le sais. A nous l’élégant jardin japonais, glacé mais magique, à nous PE le rôle du gendarme pour que tout ce petit monde ne finisse pas mouillé ou pire. Mes compagnons de table, qui sont maintenant avec Anne, s’échappent, mais moi j’ai ma troupe de petits, elle va très bien se débrouiller. Retour en loge, zut l’atelier maquillage de Marie P. la maman d’Elliot et Emma Victoria, est terminé, déception de mon groupe de filles. Mais Marie P. se laisse attendrir, pour la grande joie des coquettes. Tabitha lit une histoire, Samantha fait des séances photos, Sophie joue aussi, je crois. Je n’ai pas le temps de voir, j’installe  les coloriages de la Clef du Bonheur donnés par Marie notre muse. Où est-ce plus tôt dans l’après-midi ? En tout cas, ils sont providentiels, même des plus grands s’y mettent. Attention, ma valise de jeux prêtés est vidée en douce par Céleste qui tient à les montrer à ses copines dès que j’ai le dos tourné. Les grands sont déjà des amis de longue date, ils échangent leurs impressions au fond de la salle, numériques un peu sans doute. Oh, j’ai oublié la belle répétition de Salut d’Amour et du double de Bach dans la salle du Giacometti ce matin. Et Emma-Victoria, 4 ans, qui met le casque pour écouter le concert (si, si, beaucoup l’ont fait) et qui dit, avec un grand sourire, c’est beau. Pas un n’a réclamé sa maman.

La tonne de jeux de société récoltés à la ludothèque ne servira pas. On va croquer en courant un biscuit avec quelques petites, passage aux toilettes bien sûr. C’est à nouveau le moment d’accorder. Nous partons avec les musiciens : les grands avec Caroline, puis les « menuet 2 » accompagnés d’Anne qui joue avec eux, moi je me joins à la belle bande d’Allegro, sur scène aussi, Sophie part avec nos coccinelles, Marie et Tabitha avec les Schottis. Sur scène, les petits dos blancs sont concentrés. Quelle émotion ces applaudissements enthousiastes! Ca donne des « guilis » dans le ventre dira Gabriel.

Récupération des troupes à la sortie, moment le plus stressant pour nous et les petits sans doute, mais ils connaissent déjà le chemin de leur salle.

On laisse sortir ceux qui doivent prendre leur train, et nous nous dispersons peu à peu, vite. Les enfants sont ravis, ils ont tenu le coup comme des grands, ils ont joués de toutes leurs forces – merci les enfants, vous avez été supers, tant en loge que sur scène – mais il est temps d’aller se coucher. J’accompagne Dry grâce à Samantha, qui fait attendre Ottilie, le bébé qui, elle aussi, a passé là sa journée, à faire des sourires à tout le monde, sa sœur Ophelia et leur grand-mère, pour que je puisse laisser les derniers enfants sous sa garde.

On se connaissait un peu, on finit amies, ça doit être la magie Suzuki.

Le lendemain, avec la sympathique famille lyonnaise que nous hébergeons, le petit déjeuner est  avalé : vite, les 3 voix sont là pour Schottis, où sont les violons ? Et  les morceaux laissés pour compte au concert ?  La visite de Versailles attendra un peu…

Ce soir, notre fille Céleste, 4ans et demi, sort d’elle-même son violon après son harassante journée d’école, et joue comme jamais : « et tiens, maman, mouvement perpétuel, peut-être qu’en fait je peux le jouer ? »

Merci à tous pour ce bon moment passé ensemble,

Propos de Judith Liochon, parent de Céleste à la Clef du Bonheur (78).

 Photos de Gosia Parker @ Parkers Four

Je crois qu’il faut parler de magie pour décrire cet après midi du 14 janvier. Oh certes une magie activement préparée par des dizaines et des dizaines de bénévoles, depuis des dizaines et des dizaines de jours, de mois. Mais voilà, se retrouver dans cette grande salle, au siège mondial de l’Unesco, à Paris pour….y entendre des centaines d’enfants et d’adolescents exprimer, par la musique, leur amour de la vie, leur vision informelle d’un monde meilleur, tout de suite, ça c’est magique !
Allez, il faut vous dire la vérité, depuis que mes petites filles, Nina et Suzanne, entrainées par Anne, font du violon avec Marie Velu et la Clef du Bonheur, il m’est arrivé d’ironiser sur les grincements du répétitif « ah vous dirai je Maman » ou « coccinelle ». Hier j’ai compris que j’avais tort, j’avais vu les choses d’un point de vue trop individuel. Une dimension me manquait : la musique est un don et un partage. Pas seulement un don pour l’artiste en herbe dont on dit : il est doué, mais quelque chose qui , comme le rire d’Amadeus, est fait pour communiquer, pour réchauffer, pour rendre la réalité plus belle, plus accueillante. Plus drôle aussi : j’adore ce geste de l’archet planté au sommet du crane quand il faut faire silence, se concentrer avant de laisser éclater les sons à l’unisson. Et ça marche !
Donc , l’UNESCO, une de ces conquêtes de l’immédiat après guerre, comme la déclaration universelle des droits de l’homme. J’ai beaucoup fréquenté la place Fontenoy, côtoyé des diplomates, assisté à d’interminables conférences traduites en 36 langues dans cette grande salle, j’ai même écrit pour « le courrier de l’Unesco ».
J’y retournais donc un peu à reculons. Une demi heure de queue, et , bizarrement, quelque chose qui se noue en voyant d’autres parents, grands parents, petits frères et petites sœurs qui ont l’air si contents. Une ambiance de jour de fête. Finalement, ils sont comme nous, un peu attendris, un peu dubitatifs.
On s’installe, presque surpris d’être si nombreux. On attend le noir. Et dés les premières notes, c’est gagné. Un son magnifique, ample, généreux. Tout prend sens. Judith me disait, après coup, comme pour s’en excuser, « nous ne sommes pas des professionnels ». D’abord, c’est faux, certains et certaines le sont. Pas en majorité. Et précisément c’est cette atténuation de la frontière au profit de la motivation, de la joie, du partage qui est le secret de cette magie. Il y faut aussi, bien sûr , de la rigueur, de l’effort, de la concentration. Mais jamais sans l’amour !
Et cela se sent. Et puis on tombe sous le charme de cette bande d’ados merveilleux qui , au piano, nous entrainent dans une danse hongroise bien rythmée, sans une fausse note.
On se regarde du coin de l’œil, sourire aux lèvres. Comme si nous y étions pour quelque chose ! Une espèce de famille recomposée, que l’on découvre. Je sais qu’en coulisses et dans les loges c’est un peu la même chose. On est fiers d’eux. D’eux tous, pas seulement les « siens ». Bien sûr voir ma tendre épouse retrouver ses 7 ans, sur scène avec les centaines de mioches, ça fait quelque chose ! Mais je gage que beaucoup de grands parents et de parents entendent, eux aussi, cette musique avec le cœur. Et il faut le redire une musique de qualité, respectueuse.
Donc beaucoup d’émotion mais aussi beaucoup de réflexion. Reconnaissance pour celles et ceux qui donnent leur temps à cette noble cause. Et comme une petite vague d’espoir, qui balaie les méchants AAA, comme il fallut balayer la haine après les crimes de la guerre. L’espoir n’est pas un sentiment facile : il se construit et se compose comme une mélodie et demande beaucoup d’exercices. Comme la musique. Comme l’amour. Mais faut y goûter pour savoir qu’elle, qu’il existe. C’est ce qu’avait compris Shinishi Suzuki. Et nous l’avons entendu ce Samedi.
Propos de Jean Paul Ribes

Photos de Guillaume Jouis @ Monsieur Croche

Revenez bientôt pour des images et plus d’informations.

http://www.monsieur-croche.com/blog/?p=1223

Des enfants montent quatre à quatre les escaliers, d’autres les dévalent en descendant.

Tous portent leur instrument. Des mamans portent le dernier-né sur la hanche en donnant la main à leur petit musicien.

Les 8-10 ans sont déjà autonomes et examinent leur planning pour s’assurer de la bonne salle et du bon cours.

Dans le pré où atterrissent les pratiquants du vol à voile : un petit concert impromptu de violoncelles ; sur le terrain de pétanque : une répétition en vue du concert du soir ….

Trois fois par jour la salle de restaurant s’anime d’un joyeux brouhaha et le chef fait des miracles de rapidité pour servir.

Toutes les salles résonnent : violons, violoncelles, contrebasse, piano, voix chantées d’enfants et d’adultes.

On entend fuser des salles de cours les conseils en anglais, flamand, français, espagnol, suédois, finnois … et le claquement des talons sur le reel ou la jig irlandaise.

Ah le concert final !!!! Le jeu des jeunes solistes nous laissent admiratifs ! La chorale des parents et des enfants est attendrissante et touchante. L’orchestre nous emballe avec Carmen, œuvre risquée tant elle est connue. Lorsque le répertoire irlandais s’annonce, tout le monde se lève, tape dans les mains et se met à danser !!

Voilà ! C’était notre stage national Suzuki aux Carroz D’Arâche, du 21 au 26 août 2011, au milieu des montagnes et  des pâturages.

Merci Christophe . Merci Sylvie .

Merci à tous les professeurs : Christophe Bossuat, Sigismond Cachot , Michèle Caillol, Danièle Calvayrac, Chantal Latil, Joanne Martin, Anja Maja, Véronique Perrin, Geneviève Prost, Koen Rens, Ruben Rivera, Marie- Hélène Serres, Sven Sjöegren.

Anne-Leïla Haddad- Prégnon

 

Le Stage International Suzuki France LES CARROZ D’ARÂCHE 21-26 Aout 2011

Le stage national (fin Aout) s’est déroulé en plein cœur des Alpes, non loin de Chamonix, dans un cadre magnifique et sous un soleil omniprésent.

Après une absence de deux années consécutives, cette semaine musicale a marquée la volonté de l’AFPS de retrouver le dynamisme des grandes années de Suzuki France.

Ce stage a été un moment fort pour mes enfants, ma femme, Marie Vélu, en formation à ce stage, et moi. Je suis définitivement mordue et sincèrement heureux à chaque fois qu’il se passe un évènement qui contacte l’essence même de Suzuki, à savoir, la musique, la joie, le partage, l’amour des enfants et un profond humanisme.

Quel plaisir de voir tout ce monde ;

-      Les enfants avec leur violon, leur violoncelle, leur pochette de partition, leur contrebasse, arpenter les couloirs et le jardin du centre qui nous accueillait.

-      Les parents passant de salles en salles pour suivre leurs enfants et profiter de la joie qui émanait des cours. Et qui s’éclipsaient pour faire une petite pause au soleil et admirer la montagne qui nous faisait face.

-      Les professeurs qui ont su montrer toute la grandeur de leur métier et de la méthode Suzuki.

-      Et les stagiaires, professeurs en formation qui ont mis une ambiance musicale jusqu’à tard dans la nuit (et cela tous les soirs !!!) et qui ont passé leurs examens en fin de semaine.

Comme j’ai apprécié que ma femme soit en formation et avoir pu la suivre et observer le maximum de cours. Quelle Chance j’ai eu de pouvoir rire aux éclats avec Keon ROENS, l’ex-président de l’Association Européenne Suzuki ; de pouvoir danser sur la musique Irlandaise de Sigismond CACHOT ;  de suivre Christophe BOSSUAT, le père de Suzuki France, dans sa force de transmission du message de Shinishi SUZUKI, moment privilégié réserver aux professeur en formation; et encore bien d’autres magnifiques moments.

Enfin, la semaine se termine par un concert général. Evidement le concert est très réussi avec des chœurs, de la contrebasse, du violon et du violoncelle, de l’orchestre de différent niveau, un peu de danse irlandaise, et les dernières variations et thème du stage sont annoncées. Un silence, une phrase de Koen qui dirige : ‘préparons notre plus belle position de violon et notre plus belle position cœur.’ Il commence l’introduction et tous les élèves, tous les parents, tous les professeurs sont sur la même longueur d’onde. Les larmes de joies apparaissent à droite, à gauche, devant et derrière moi. Personne ne peut rester impassible devant la grandeur d’âme du jeu des enfants. Le message est passé.

La France a de la chance d’avoir eu un tel stage.

A l’année prochaine !

Article d’Alban GIREME, papa d’enfants Suzuki et mari de Marie Vélu, professeur de violon sur la région parisienne.

Photos de Barbara Monteiro

45 membres  de la Clef du Bonheur, munis d’une bouteille d’eau ainsi que d’un petit haut blanc et de leur violon (et violoncelle)  se sont rassemblés pour jouer un concert  et affronter le Léviathan

Quel moment inoubliable! Tout d’abord de pouvoir se réunir depuis la naissance de Thais et de pouvoir lui dédier ainsi qu’à sa maman, Marie Velu, un concert.

L’endroit choisi, à savoir le Grand Palais,  était magique et dédié à Thais, car un mois auparavant, Helen Brunner avait inauguré l’œuvre d’Anish Kapoor en jouant « la méditation de Thais ». De plus, être dans la sculpture de ce dernier est comme un retour à l’intérieur du corps.

Quelles sensations étranges de se sentir comme dans un organe ou le ventre d’une baleine. Avec une hauteur de 35 mètres, une couleur rose sombre, des rayures noires et une forme ronde sans fin, une chaleur humide, nous étions comme aspirés, tous petits et impressionnés.

Ainsi la Clef du Bonheur a pu jouer, chanter, écouter et faire partager aux visiteurs, le voyage de la musique, des yeux, (des jambes aussi !) et des cœurs à travers cette peau, douce et souple.

Une fois le concert fini, et à l’extérieur de la sculpture, un guide nous a parlé plus en détail de la structure et nous a fait découvrir la propagation du son sur la toile tendue.

Merci à Anish Kapoor pour cette découverte  et à tous les autres maillons de la chaine : S.Suzuki, Helen Brunner, Marie Velu  et tous les membres de la Clef du bonheur (parents et enfants), ainsi que Belinda Welton pour  l’organisation de cet évènement.

Ce cadeau pour Thais a été aussi un cadeau pour nous tous. Bienvenue parmi nous Thais !

Article de Sandrine Benyahia

Images de Barbara Monteiro

Chers Parents,

Merci de vous être joints à nous lors de la réunion concernant le rôle du parent et la notion de progrès dans la méthode Suzuki. Comme promis je vous fais suivre les coordonnées des livres dont je vous ai parlé, Teaching from the Balance Point et Teaching with an Open Heart d’Edward Kreitman. Je ne saurai que trop vous recommander également la lecture ou re-lecture de Nurtured by LoveVivre c’est Aimer de Pr. S. Suzuki.

Ayant dû libérer l’auditorium plus tôt que prévu pour le groupe des jeunes enfants, je n’ai malheureusement pas pu répondre à toutes vos questions. N’hésitez pas à me contacter pour se faire, si vous le souhaitez. Vous pouvez laisser un commentaire sur cette page.

Bien à vous,

Bélinda M. Welton

En remerciement pour l’aimable soutien que le Directeur de l’établissement a su réserver à La Clef du Bonheur, les élèves de Marie Velu au violon et Sandrine Benyahia au violoncelles ont offert un petit concert d’accompagnement au vernissage de l’exposition “Couleurs de ma Vie” de Alina Maria Schütte.

Marie n’ayant pu se déplacer, c’est avec émotion que nous avons écouté ses deux plus grandes élèves, Marine et Leïla prendre le relai et diriger le concert à tour de rôle. Enthousiastes, les enfants ont particulièrement bien joué et ont su partager leur musique avec joie.

Sandrine Benyahia (prof. de violoncelle)

“Tu nous as manqué Marie mais il est vrai que la Clef du Bonheur transmise aux enfants et aux parents a réussi encore cette fois à ouvrir bien des cœurs et apporter un réel Bonheur à tous.”

Bélinda Welton

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